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Prothèses en composites aux jeux paralympiques : revue de presse


Les jeux paralympiques ont donné lieu à de nombreux articles à propos des prothèses des athlètes. Voici une sélection d’articles en français :

Jeux paralympiques : des prothèses de plus en plus perfectionnées

Par Robin Cannone, le 07/09/2016, lefigaro.fr

« Le « Flex‐Foot » est sûrement la prothèse la plus connue et la plus utilisée par les amputés au niveau de la jambe. Ce pied artificiel qui rappelle une patte de guépard, parfois appelé lame, est fabriqué avec des fibres de carbone imprégnées dans de la résine époxyde, ce qui apporte un retour d’énergie efficace à son porteur. Inventé par l’Américain Van Phillips, qui perdit lui‐même son pied dans un accident de ski nautique en 1976, puis racheté par la compagnie orthopédique Össur en 2000, il est depuis commercialisé sous le nom de « Cheetah » et existe aujourd’hui dans de nombreux modèles. Très en vogue en athlétisme, il rend des disciplines telles que la course à pied ou le saut en longueur accessible à tous. C’est grâce à cette prothèse que le coureur américain Jannyd Wallace, amputé de la jambe droite, a pu établir un temps de 10,71 secondes sur 100 mètres, soit 1,13 seconde de plus qu’Usain Bolt seulement. »

Comment l’impression 3D peut révolutionner le sport paralympique

Omar Belkaab, 14 août 2016, numerama.com

« Le premier atout d’une prothèse imprimée en 3D par rapport à un produit fabriqué via des méthodes traditionnelles est le gain de temps. Effectivement, en temps normal, le processus de fabrication dure jusqu’à dix semaines (de la conception à la finalisation). « Cela ne prend que 48 heures avec une imprimante 3D, dont 23 heures d’impression », indique le prothésiste. […]

Cette rapidité permet, à terme, d’améliorer au maximum les performances de l’objet. En effet, tout au long de son entraînement, Denise peut gagner du muscle ou perdre du poids. Ce genre de changement peut avoir un impact sur la conception de la prothèse qu’il faut changer en fonction des retours de l’athlète. Or, si celle‐ci observe un dysfonctionnement, le temps nécessaire pour régler le défaut est largement réduit grâce à l’impression 3D. Paul Sohi peut ainsi s’adapter rapidement et gagner en efficacité. […]

« Nous travaillons également sur l’aérodynamisme en changeant la forme.de l’objet pour augmenter ses performances », ajoute‐t‐il. »

JO 2016 : BMW réinvente le fauteuil roulant paralympique

Jean‐François Preveraud, mis à jour le 16 août 2016, Industries & Technologies

« En travaillant à la fois avec les athlètes et leurs entraineurs, le studio de design du constructeur automobile allemand BMW a repensé le fauteuil de course de l’équipe paralympique d’athlétisme américaine.[…]

concept de fauteuil

Ce travail est passé par une refonte complète du châssis utilisant les matériaux composites renforcés de fibres de carbone, ainsi que par une optimisation de l’efficacité aérodynamique de l’ensemble. Le tout avec une approche personnalisée permettant un ajustement aux besoins et à la morphologie des athlètes. »

Rio : durant les Jeux Paralympiques, la compétition se joue aussi dans le secteur des prothèses

Boursorama avec AFP, 12 septembre 2016

« À Rio, où 4.342 athlètes de 159 nations rivalisent dans 22 disciplines jusqu’au 18 septembre à l’occasion des jeux Paralympiques, Ottobock, le numéro un mondial des prothèses a envoyé une délégation de près de 100 prothésistes, techniciens et autres soudeurs de ses filiales du monde entier. Dans un vaste atelier, ils s’affairent à réparer gratuitement les équipements de n’importe quel fabricant : lames de course en carbone, prothèses pour marcher et dizaines de fauteuils roulants malmenés pendant les épreuves. […]

Certaines innovations pour les prothèses sportives ont parfois des répercussions sur le matériel de marche. Chabloz a par exemple utilisé une emboîture en silicone sur des produits grand public, après l’avoir initialement développée pour des skieurs de fond amputés. Et « aujourd’hui tous les pieds prothétiques performants ont à l’origine une inspiration des lames de course », ajoute le PDG de la PME iséroise. »

Un atelier de réparation pour petits et grands bobos des équipements paralympiques

Jessica Lopez, 11 septembre 2016, lesechos.fr

« Dans un vaste hangar au coeur du village des athlètes à Rio de Janeiro, des dizaines de fauteuils roulants attendent en ligne d’être réparés. Pendant les Jeux paralympiques, tous les équipements malmenés par les sportifs sont chouchoutés dans un atelier de réparation.

2026375 un atelier de reparation pour petits et grands bobos des equipements paralympiques

« Cela ressemble un peu à un hôpital pour les prothèses », s’amuse l’athlète péruvien José Luis Casas dans la salle d’attente de ce vaste espace installé par le fabricant Ottobock.

À travers des vitres transparentes, cet ancien militaire amputé de la jambe gauche regarde des techniciens, en polo vert et pantalon gris à l’effigie de la firme allemande, s’affairer pour réparer lames de course en carbone, prothèses en plastique ou encore fauteuils roulants dans un brouhaha de perceuses. »

Pour aller plus loin

« La prothèse sportive », sur le site lafibredecarbone

« La fabrication d’une prothèse sportive », sujet de TPE de 3 lycéens.

Photo en page d’accueil : l’athlète française Marie‐Amélie Le Fur, championne olympique du 400 m T43/T44 et du saut en longueur T43/T44 à Rio, sur le site du prothésiste islandais Össur.


A propos de Magalie Castaing

Après 10 ans d’ingénierie mécanique dans le secteur de la défense, j’ai créé une entreprise de développement web : Kasutan. Le Journal du composite est l’intersection de mes différents métiers : ingénierie, langues et internet.