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Compte‐rendu du salon ASDDays


Les 12 et 13 octobre avait lieu le salon ASDDays, dont le Journal du Composite est partenaire. Voici un aperçu des produits et conférences en lien avec les composites.

Exposants

SCEI distribue de nombreuses marques de consommables, matériaux d’âmes et procédés pour la fabrication composite dans le secteur aéronautique, en particulier : des nids d’abeille d’Eurocomposites, des bandes parafoudre, des moyens de découpe spécialement adaptés aux nids d’abeille, des dispositifs d’aide au drapage (projection laser), ainsi que des autoclaves. Parmi les procédés mis en avant, Convergent permet de détecter et surtout localiser les fuites d’une bâche à vide.

3disson AEP

Imprimante thermoplastique 3Disson AEP

Enfin, SCEI est revendeur des imprimantes 3D composites de MarkForged – la Mark Two et la toute nouvelle Mark X, qui permettent d’imprimer des pièces composites renforcées de fibres continues (carbone, aramide et verre), ainsi que l’imprimante 3D thermoplastique haute température 3Dison AEP (ULTEM™ 9085 qualifié aéronautique, PEEK…)

TRI‐D‐INNOV propose de fonctionnaliser des pièces composites en ajoutant à leur surface des circuits électroniques. Son procédé consiste à déposer une couche conductrice par un procédé additif, puis à plonger la pièce dans des bains métalliques.
Cette start‐up a travaillé avec Dupont de Nemours pour produire un démonstrateur fonctionnel.
Elle met en avant le faible coût par rapport aux technologies existantes, la compatibilité avec la réglementation REACH, le potentiel de production en grande série sur tous types de supports à matrice plastique.

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« Smart composite » de TRI‐D‐INNOV

Parmi les applications visées : l’électronique grand public (antennes sur coques de smartphone) et l’automobile. Cette technologie pourrait aussi être utilisée pour installer des jauges de contraintes sur des structures chargées mécaniquement pour mener des contrôles non destructifs en cours de vie opérationnelle.
La fonctionnalisation de structures non planes est à l’étude.

Fives regroupe désormais les machines de placement de fibre automatique (AFP) et de dépose de ruban (ATL) des marques Forest‐Linné et Cincinnati, autrefois concurrentes. La prochaine génération de machines sera développée en commun par les deux entités.
Parmi les machines actuellement commercialisées, le système ATLAS‐ACCESS de Forest‐Linné présente la particularité de découpler la découpe des plis de la dépose, pour un gain de productivité annoncé de 40 %.

Any‐Shape conçoit, dimensionne et réalise des structures composites à fibres continues en fabrication additive.
Les matières proposées incluent les renforts carbone, verre et aramide, associés à des matrices nylon ou nylon renforcé de microfibres de carbone.

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Pièce composite carbone imprimée 3D – Crédit Any‐Shape

Le matériau fibres carbone continues / matrice nylon et microfibres carbone permet d’obtenir des propriétés mécaniques équivalentes à celles de l’aluminium, et est beaucoup utilisée par Any‐Shape pour réaliser des outillages de fixation sur mesure.
Ses principaux secteurs d’activités sont la défense, l’aérospatial et l’automobile.

Nabertherm commercialise des étuves pour le séchage et la polymérisation des composites, dont de rares fours aux isolants non CMR.

Posithôt, une spin‐off du CEA, réalise des contrôles non destructifs à l’échelle atomique grâce à un générateur de positrons. Les mesures à cœur de structures composites ne sont pas envisageables, mais ce procédé pourrait être utilisé pour mettre au point des procédés à une échelle très fine (mesure du volume libre ou fonctionnalisation de polymères).

Blet propose un instrument pour mesurer la dureté Barcol (unité de dureté caractéristique des composites et des plastiques rigides).

Conférences

Airbus Safran Launchers a présenté ses besoins d’amélioration de la performance industrielle, et cherche des solutions pour diminuer les coûts de production de ses lanceurs dans son contexte spécifique (très faibles cadences, exigences de fiabilité très élevées, monoproduit). Parmi les nombreux axes de travail évoqués, ceux qui peuvent concerner les composites sont les suivants : toutes les solutions qui permettent de faciliter et sécuriser le travail des opérateurs – l’automatisation n’est pas rentable ici en raison des faibles cadences – et l’impression 3D.

Dans une présentation commune, PolyShape et Airbus Defense and Space ont détaillé leur démarche pour amener l’impression 3D métallique aux standards de qualité du secteur aérospatial et se préparer à produire des volumes conséquents. Cette consolidation de la chaine d’approvisionnement semble également à l’œuvre côté polymères avec Stratasys.


A propos de Magalie Castaing

Après 10 ans d’ingénierie mécanique dans le secteur de la défense, j’ai créé une entreprise de développement web : Kasutan. Le Journal du composite est l’intersection de mes différents métiers : ingénierie, langues et internet.