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Impossible Objects imprime le carbone/PEEK


L’entreprise américaine d’impression 3D Impossible Objects a annoncé être désormais capable de réaliser des pièces en PEEK (polyétheréthercétone) grâce à son procédé CBAM de fabrication additive composite.

C’est la première fois que du PEEK, un matériau thermoplastique extrêmement performant, est associé à la fibre de carbone en impression 3D.

Grâce aux excellentes propriétés mécaniques, thermiques et chimiques du PEEK, de nouvelles applications s’ouvrent à l’impression 3D, dans les secteurs aéronautique, médical et automobile.

Les structures réalisées en PEEK avec le procédé CBAM ont montré lors des tests une résistance en traction de 205 MPa, et une tenue à la chaleur jusqu’à 250°C, au lieu de 150 MPa et 120°C pour les pièces en nylon.

Par rapport à une conception traditionnelle en aluminium, les pièces CBAM en PEEK sont plus légères de 50 %, et conservent 2/3 de la résistance mécanique. Elles sont également recyclables.

« Les plastiques imprimés en 3D ne pouvaient pas concurrencer le métal, en raison de limitations en tenue mécanique et en température. Nous sommes maintenant en mesure d’imprimer des pièces compétitives vis‐à‐vis de ces exigences, avec une résistance spécifique meilleure que celle de certains métaux », a déclaré le directeur général de Impossible Objects, Larry Kaplan.

Le procédé CBAM utilise des feuilles tissées de fibres longues (carbone, aramide ou verre).

Impossible Objets procede CBAM 1

Les feuilles sont introduites dans une imprimante à jet d’encre traditionnelle, qui humidifie une partie de la surface. Les feuilles sont alors mises au contact d’une poudre polymère (Nylon ou PEEK): la poudre n’adhère qu’aux zones mouillées.

Impossible Objets procede CBAM 2

Les feuilles sont ensuite empilées, chauffées et compressées.

Impossible Objets procede CBAM 3

Une phase de finition chimique ou par sablage détache les parties « sèches » des feuilles (voir la vidéo sur le site d’Impossible Objects).

D’après Impossible Objects, ce procédé est plus et plus économique que les procédés d’impression 3D concurrents. Il est possible de réaliser des structures étanches aux fluides, ce qui intéressera aussi le secteur pétrolier.

« Nous cherchons à produire des pièces fonctionnelles, pas seulement des prototypes (…) Notre ambition est de concurrencer l’usinage, la fonderie et le moulage par injection. » Robert Swartz, président et cofondateur d’Impossible Objects.

Source et crédits photos : « Impossible Objects Now Offers 3D Printed PEEK Polymer Carbon Fiber Composite Parts », Scott J Grunewald, 3Dprint.com, 13 juillet 2016

Sur le même sujet : Dossier : actualités de l’impression 3D


A propos de Magalie Castaing

Après 10 ans d’ingénierie mécanique dans le secteur de la défense, j’ai créé une entreprise de développement web : Kasutan. Le Journal du composite est l’intersection de mes différents métiers : ingénierie, langues et internet.